Fin de campagne sur fond de terreur

Fin de campagne sur fond de terreur

Les candidats venaient de commencer leur 15 minutes de questions-réponses sur France 2, qu’une dépêche « Urgence » s’affichait sur le fil des agences de presse. La crainte, justifiée, des services de Sécurité était réelle et s’est, malheureusement, traduite dans les faits. Cette fin de campagne entachée par un acte terroriste, ce n’est pas un hasard mais un acte délibéré destiné semer la division dans la société française. Pourtant, certains candidats ont cru devoir profiter de cette dramatique situation pour tenter un dernier « coup ».

Informés pendant l’émission à laquelle ils participaient tous, les candidats ont eu le mot de compassion pour la famille du policier assassiné. Sur les Champs Elysées, la panique s’est propagée jusque dans les bars et restaurants. La crainte, légitime, de revivre la soirée du Bataclan et le réflexe de se protéger du pire gagnait les esprits de minute en minute. Policiers, gendarmes et militaires sécurisaient le secteurs et organisaient la riposte dans l’hypothèse d’un attaque plus conséquente. Plus tard, dans la soirée, le constat d’un acte réduit à un seul assaillant permettait le retour à une relative accalmie. Néanmoins, un homme, un policier restait à terre…..

Les onze candidats à la présidentielle, dans un studio de France 2, essayaient de garder leur sang-froid. Pas facile de trouver les mots pour condamner la terreur, sans risquer de tomber dans la récupération politique. Malheureusement, deux d’entre n’ont pu s’en empêcher. Grossière erreur de comportement, mauvais calcul et coup tordu. L’un des candidats va jusqu’à annoncer « d’autres violences se déroulent dans Paris… » Qu’en savait-il, d’où lui parvenait cette intox? un autre venait de réitérer, avant l’annonce de l’attaque, sa formule stupide « il faut désarmer les policiers ». Enfin, une autre , »avec moi ces attentats ne seraient pas arrivés », allusion aux précédentes attaques de 2015. Pourquoi tenir de tels discours et assertions? Nous verrons ce qu’exprimeront les électeurs, dans 48 heures.

 

Categories: France

Comments

  1. marcel le marcellois 22 avril, 2017, 17:02

    tiens, l’extreme-droite locale s’énerve. C’est plutôt bon signe. Aurevoir, Henri Clément !

  2. José Alcala Author 22 avril, 2017, 09:41

    @ Henri Clément
    Oui, « coup tordu » ne vous en déplaise. Lorsqu’un candidat diffuse une fausse nouvelle, grossière, pour tenter de semer la panique et qu’il la réitère devant une caméra, alors que le préfet de police et le procureur la démentent formellement, cela s’appelle un « coup tordu ». Lorsqu’on entend, par ailleurs, dire, en substance, « avec moi il n’y aurait pas eu d’attentats », c’est aussi un « coup tordu ». Alors vous pouvez toujours y aller de votre musique personnelle, cela ne change rien. La différence entre vous et moi est claire: je fais de l’information en racontant des évènements d’actualité y compris quand ceux-ci me déplaisent à titre personnel. Vous, vous êtes un militant davantage enragé que calme et ne voyez chez les autres que vos propres turpitudes. Il faut se calmer, y compris lorsqu’on sait que son camp va perdre. C’est mon cas et je m’en porte bien.

  3. Henri Clément 21 avril, 2017, 18:32

    Coup tordu ?
    Quand je lis en presse : »M. Cazeneuve accuse Le Pen et Fillon d’instrumentaliser l’attentat des Champs-Elysées », n’est-ce pas à son tour faire de l’instrumentalisation politicienne la plus méprisable, lui qui vient de faillir à sa tâche ?
    Parce que laisser en liberté un profil comme l’auteur de cet attentat, ce qui relève de sa responsabilité politique, n’est pas un coup tordu çà ?
    Tout acte terroriste résulte d’une stratégie étatique et relève de la responsabilité de l’état. Point barre. Ce jeune garçon est mort sacrifié par une politique de tension nationale et internationale délibérée. Alors oui, on pouvait en mener une autre, et oui c’est le rôle des candidats de le dire, comme ce sera aux citoyens d’en juger dimanche. Sinon ce garçon sera mort pour rien ! et la démocratie sera bien abolie par la terreur… Révoltant !

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