Evreux, des associations manifestent pour le droit au logement

Evreux, des associations manifestent pour le droit au logement

Qu’est-ce qui a changé, en France, depuis le cri d’alarme de l’abbé Pierre au cours de l’hiver 1954? Sur le fond, rien. Sur la forme, la situation s’est déportée vers une nouvelle pauvreté qui vise, aujourd’hui, diverses catégories de français et d’étrangers en situation régulières et irrégulières. Les textes de lois se sont empilés et les politiques ont succédé aux politiques, sans qu’ils n’aient voulu, ou pu, régler ce qui était et reste le grand naufrage des sociétés riches, libres et démocratiques. voir la vidéo:

Évreux, ce mercredi 14 mars. 80 à 100 personnes sont réunies devant la préfecture de l’Eure. Elles appartiennent à diverses associations et notamment « Le Collectif de Louviers » et « RESF 27 ». Elles viennent défendre les mal-logés, chaque jour plus nombreux. Outre les SDF, les rangs grossissent chaque jour avec des familles entières dépourvues de logements pour des raisons multiples. S’ajoutent des bataillons d’immigrés avec enfants en bas-âge. Ils sont étrangers réguliers et irréguliers. Le travail des associations et des militants n’est pas d’observer cet aspect politique de la situation, mais d’aborder l’aspect humain de la situation. « Comment un pays comme la France peut admettre, sur son sol, que vivent des milliers de gens dans la rue, les bois, les porches d’entrées etc? »

Les dossiers s’accumulent sans réponse

Vivre dans la rue est l’aboutissement d’un parcours semé d’embûches, de traquenards, de fin de non-recevoir. Pour l’Etat et autres décideurs locaux, lorsque les procédures et protocoles ont atteint leur niveau maximum, il n’y a plus d’espoir. Question: que fait-on de ces personnes, celles qui ne sont pas concernées par le protocole établi?

Au micro, se sont succédé plusieurs orateurs, responsables de collectifs et associations. Ils développent la situation, citent la loi et le droit, exigent des réponses du préfet et déclarent leur volonté de ne lâcher prise. Oui, mais en attendant que le temps fasse sont oeuvre, s’il le fait un jour, où dormiront ces personnes, ces enfants et ces personnes âgées, français et citoyens de partout et nulle part?

Categories: Evreux

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*