Dissolution. François Hollande y penserait, sérieusement

Dissolution. François Hollande y penserait, sérieusement

François Hollande VDR 1D’aucuns diront que c’est la plus importante décision qu’il prendrait. Le Président de la République est taraudé par la question depuis plusieurs semaines et aurait fini par se faire à l’idée que devant les inconséquences politiques à répétition, c’est le seul moyen de secouer le cocotier. D’autre part, ce serait aussi une bizarrerie politique tant le risque de perdre sa majorité est grand.

François Mitterrand recevait, ce que les observateurs de l’époque désignaient comme « les visiteurs du soir ». D’autres, plus tard, voyaient, surtout le dimanche, Jacques Chirac. Tous étaient des messagers qui contaient au Président des bruissements et les derniers propos tenus en divers lieux de la Capitale. Ils y allaient, aussi, de leurs conseils que le Chef de l’Etat prenait en compte, ou pas. Parfois, Mitterrand et Chirac demandaient un avis sur tel sujet, ou tel autre et il était suivi…..D’autres conseillers, extérieurs, rencontrent également l’actuel Président. Selon l’importance du sujet, il reste dans le secret absolu, mais parfois la fuite se produit et l’on ne saura pas si elle est organisée..

Celle-ci commence à gagner du terrain. Le PS travaille à ce qu’elle ne soit que rumeur, ce même PS qui menace de ne pas voter tous les textes à l’Assemblée, aidé par des écologistes qui veulent en découdre. L’UMP décline tout autant. Elle est certaine de remporter, le cas échéant, des législatives anticipées,

François Hollande Louviers
mais pour faire quoi? Le parti n’a pas encore de projet, pas plus que de candidat désigné pour la présidentielle. Ce serait par conséquent une cohabitation qui tournerait au fiasco politique. Hollande a
songé à ces paramètres. C’est précisément sa meilleure porte de sortie. Au PS qui ne le ménage plus, il
n’a aucune raison de le ménager. A l’UMP dans la nasse avec l’affaire Bygmalion, il veut la prendre de vitesse. Reste le « danger immédiat », la possibilité de victoire du Front National, dans la foulée des européennes. Elle est cependant peu probable car les français font la différence entre une élection qui n’a pas de conséquence nationale et une élection au Parlement européen…

L’idée de cette dissolution serait, presque, arrêtée. Le Président y songerait pour l’automne, au plus tôt, ou pour le printemps 2015.

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Comments

  1. Sylvia Mackert 1 juin, 2014, 14:05

    D’accord sur un point avec Paule, il faut régler les causes de l’abstentionnisme et se poser les bonnes questions et faire son mea culpa dans le monde politique. La dissolution pour se retrouver dans une même situation par la suite ne sert à rien.

  2. Laure Enbé 31 mai, 2014, 23:58

    Paule,
    Vous en oubliez dans votre liste. Feriez-vous semblant de n’avoir rien vu comme le font les politiques, journalistes, chroniqueurs? N’avez-vous pas remarqué que la perte d’identité est l’un des principaux facteurs du choix de dimanche dernier? Donc, on laisse faire, on ne change rien. Juste un peu moins de députés ou de sénateurs, une pincée de moralisation, une louche de bien-pensance, et hop!, le tour est joué.
    Un peu court…

  3. Paule Puigserver Gervois 30 mai, 2014, 18:21

    Pourquoi pas un Référendum sur des sujets importants qui taraudent les français ?
    -Proportionnelle dans tous les prochains scrutins
    – Comptabilisation des votes blancs
    -Diminution du nombre des députés à l’Assemblée Nationale .
    -Diminution du nombre de sénateurs au SENAT .
    -Fin des conflits d’intérêts .
    -Législation des associations satellitaires des partis .
    Moralisation de la vie publique .
    Ce serait un premier pas démocratique .
    Cela ne servirait à rien de provoquer une dissolution si auparavant les causes de l’abstentionnisme ne sont pas réglées .
    Il est urgent , à mon sens ,de recréer les conditions d’un vote d’adhésion et de mettre un terme au vote de rejet.

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