Collectivités Territoriales, l’impossible réforme

Collectivités Territoriales, l’impossible réforme

Fronton Marie Drapeaux tricolore 3 80% des français n’approuvent pas l’action (ou l’inaction) de François Hollande. Il subit le tir croisé de l’ensemble de la classe politique. Chacun s’accorde à dire qu’il ne va pas assez loin dans son timide pacte de stabilité, qu’il renvoit à plus tard ce qui pourrait être décidé rapidement et n’a aucune perspective d’avenir pour la France. Et voilà qu’hier, face à un journaliste, il propose d’accélérer la réforme territoriale avec sa mise en place en 2016. Là encore, il est contrecarré.

Le premier à dégainer a été Jean-François Copé, le patron de l’UMP qui est lui-même très contesté au sein de son parti. Il dénonce « la manoeuvre » du Président de la République qui consisterait à reculer l’échéance des cantonales et régionales pour limiter une autre débâcle électorale. Celui-là même qui dénonçait, à juste titre, la lenteur et l’inefficacité de François Hollande, lui reproche d’aller trop vite en besogne. Même son de cloche de François Fillon et de Jean-Pierre Raffarin. Les plus discrets, à l’UMP, se démarquent ostensiblement des premiers: Laurent Wauquier, Bruno Le Maire, Xavier Bertrand et Alain Juppé. Ils sont les concurrents directs de Copé à la primaire de 2016, pour la présidentielle de 2017…

Le redécoupage des Régions et la suppression des conseils départementaux

La proposition de François Hollande, pour 2016, est la création de 11 ou 12 Régions à la place des 22 actuelles. Parallèlement seront supprimés les conseils départementaux, (ex-conseils généraux). Il s’agit de la suppression de l’exécutif territorial et non des départements, comme le laissent entendre certains élus et politiques. Ce n’est pas la même chose. Les départements resteront dans leur découpage actuel…

Les élus locaux commencent eux aussi à s’interroger sur la nécessité de réformer le miilefeuille territorial. Ils suggèrent un référendum en sachant que les électeurs ne répondront pas à la question posée, mais sur la nécessité de désavouer l’actuel Président sur l’ensemble de sa politique. Ils vont tergiverser, trainer les pieds, enchainer les discours réprobateurs.
Certains ont raison de dire que la réforme terroriale doit s’opérer avec celle de l’Etat. En quelque sorte c’est l’éternelle question de l’oeuf et de la poule…pendant ce temps rien ne se fait.

Categories: France

Comments

  1. Ben oît 7 mai, 2014, 15:12

    Les différentes prises de position des hommes politiques montrent bien le paradoxe dans lequel ils sont. Il faut effectivement réformer la France, en diminuer le nombre de communes,restreindre le nombre des régions…. Cependant nos hommes politiques voulant « faire carrière » ne veulent évidemment pas scier la branche sur laquelle ils sont assis! A t’on besoin d’autant de sénateurs et de députés?Certainement pas, il y a la une belle économie à faire, nous avons malheureusement des hommes politiques qui n’imaginent pas faire autre chose. En France nous sommes mal lotis et nous n’avons pas beaucoup d’homme ayant la notion de l’Etat, du bien national.Il n’est pas étonnant que le nombre d’abstentionniste augmente.Le clivage droite gauche est dépassé, il nous faut des politiques courageux, déterminés et n’ayant pas comme seul objectif d’être réélu.

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.