Catalogne, verdict des urnes, demain

Catalogne, verdict des urnes, demain

Les cinq millions d’électeurs espagnols de Catalogne sont conviés à s’exprimer, demain, sur le devenir de leur région. Le gouvernement central organise le scrutin pour renouveler l’Assemblée régionale après le coup d’éclat avorté des ennemis d’une Espagne unie. Bénéficiant d’une autonomie des plus avancée d’Europe, la Catalogne est devenue l’otage d’une folle équipée de despérados nostalgiques de la guerre civile. Les urnes, légales et dûment organisées. vont parler. Des sondages évoquent l’incertitude totale. Nombre d’électeurs pourrait donner le dernier coup de reins quelques secondes avant d’entrer dans les bureaux de vote. Photo: manifestation unioniste à Barcelone

Grande gueule, apprenti fascisant, nostalgique d’une guerre civile qui fit des centaines de milliers de morts, (son comportement et sa dialectique le laissent penser) Carles Puigdemont a préféré fuir sa terre natale pour ne pas rendre compte de sa tentative de coup d’État non militaire. Il va revenir après les résultats électoraux de demain. Symboliquement et quel que soit le verdict des urnes, il va passer quelques jours dans le carré VIP de la prison de Madrid, ou d’ailleurs. Puis s’en sera terminé. Même ses comparses, d’une aventure minable, se détourneront de lui à jamais.

Que lui est-il reproché?

D’avoir tenté la sédition dans un pays démocratique qui s’était relevé des 40 années du régime franquiste et aspirait à la tranquillité dans l’effort permanent, le travail, le devoir et la cohésion nationale. Puigdemont s’est révélé être un voyou en col blanc et peut-être, disent des observateurs espagnols, une cervelle fragile, limite débile. Car, en effet, comparer (avant-hier lundi) sa fuite en Belgique en octobre dernier avec l’exil à Londres du Général De Gaulle en 1940, il faut être un brin dérangé ou un bœuf en matière de culture générale. Le catalan n’a pas, un instant, imaginé que la Catalogne, comme l’ensemble des régions autonomes d’Espagne, est signataire de la Constitution espagnole de 1978. Un acte officiel qui détermine ce qu’est la Nation et ses prérogatives reconnues par l’ensemble des partis politiques, syndicats, populations et pays de l’Union Européenne. La Catalogne ne pourra jamais être indépendante sans une révision de la Constitution, un vote du Congrès, voire un référendum national. C’est dire si nous sommes loin d’un début d’indépendance. Un acte grave qui ne peut s’inscrire officiellement qu’avec l’assentiment général de toutes les forces politiques et populaires espagnoles.

Les derniers sondages

Le renouvèlement du parlement régional, quelle que soit la nouvelle majorité, n’a aucun rapport avec un acte d’indépendance. C’est une Assemblée régionale chargée de conduire, économiquement, les affaires de la région avec, c’est une réalité, une large liberté d’action. Même si les partis indépendantistes obtiennent la majorité absolue, ils devront s’en tenir à la conduite des affaires régionales dans le cadre de l’unité du pays.

Les derniers sondage indiquent: 24% de votes pour le parti centriste unioniste « Ciudadanos » avec 32 sièges; 22% pour le parti indépendantiste ERC avec 33 sièges; le parti indépendantiste de Carles Puigdemont »Junts per Catalunya » (unis pour la Catalogne) 28% et 27 sièges: les partis unionistes, socialistes du PSC, Partido Popular (PP) droite conservatrice et Ciudadanos obtiendraient 60 sièges sur les 135 que composent le Parlement régional. S’ajoute, avec l’incertitude du résultat final, le score du parti d’extrême gauche Podemos, unioniste avéré. Son score pourrait faire basculé la majorité dans un sens ou dans l’autre. En principe Podemos devrait faire le choix de l’union espagnole comme le révèle l’une de ses membres et pas des moindres, la maire de Barcelone, Ada Colau. A suivre…

 

 

Categories: Espagne

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