Bruno Questel démissionne du Parti Socialiste

Bruno Questel démissionne du Parti Socialiste

Maire de Bourgtheroulde-Infreville depuis 2002 et élu conseiller général en 2004, réélu en 2014, Bruno Questel, avocat de profession, était entré au PS en 2005. Dix ans après, déçu par le fonctionnement du parti et son manque de lisibilité politique, il en démissionne. Le feu couvait, certes, entre le maire de Bourgtheroulde et le premier secrétaire fédéral, Marc-Antoine Jamet et ce dès le lendemain des élections départementales. Une accumulation de plusieurs antagonismes non résolus ont été déterminants dans sa décision. Interview vidéo de Bruno Questel.

Bruno Questel a pris sa décision avec sang-froid et recul. Pas de vociférations à l’encontre de quiconque. Ses griefs sont étayés par des faits, selon lui: le PS de l’Eure est dénué de toute force de propositions et malheurs à ceux qui s’aventureraient sur ce chemin, pour en proposer…Aucune approche de politique des territoires…le PS est de moins en moins utile à la gauche…le premier secrétaire tient tout d’une main de fer…il n’y a plus de souffle.

Il est vrai que vu de l’extérieur, le Parti Socialiste de l’Eure fait pâle figure à côté de ses oppositions de droite. Des 600 adhérents, seuls 200 seraient encore visibles dans les réunions et autres activités politiques. Fini le feu sacré, « le changeons la vie », « le changement c’est pour maintenant » etc. A ce rythme, d’autres militants, sans bruit, sur la pointe des pieds pourraient partir et se désengager. Pourtant, le premier secrétaire fédéral a été élu avec 70% des voix, il y a deux semaines. Cette majorité de militants a pris ses responsabilités, pour les prochains mois, les prochaines années.

Bruno Questel n’adhèrera pas à un autre parti politique. Il restera un homme de gauche. « La majorité départemental est assez nombreuse et n’a pas besoin de supplétifs », précise Bruno Questel. Il gardera toute sa « liberté pour soutenir tout éventuel projet qui m’apparaitra aller dans le bon sens et aussi critiquer tout sujet qui irait dans le mauvais sens »

 

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Comments

  1. Bruno Odini 9 juillet, 2015, 16:11

    giesbert est radical de gauche parait-il. ce parti est rejeté par les socialiste qui n’en veulent pas sur leur liste et si on lit bien les articles ici et ailleurs, celui qui rejette les radicaux c’est le patron des socialistes marc-Antoine Jamet, le même qui n’a pas voulu de bruno questel comme chef de groupe au conseil général et sur la listes des régionales. Donc giesbert se trompe de cible, c’est pas bruno questel qu’il faut emmerder, mais Jamet qui pense que les radicaux sont des nuls.

  2. bquestel 9 juillet, 2015, 15:31

    @giesbert, toi qui a gagné toutes tes campagnes, qui as vu tes candidats sans cesse l’emporter aux différents scrutins. Quand le Pays dans son ensemble te rendra t’il enfin les honneurs dus à ton rang, ton intelligence et ta clairvoyance ??

  3. giesbert 8 juillet, 2015, 14:59

    Décidément Quetel réinvente sans l’histoire a son profit. A peine élu sous l’étiquette PRG il quitte ce parti 15 jours après son élection…. Il soutien ensuite la droite , puis le PS jusqu’à son échec aux élections sénatoriales 2015 . Meneur de la liste socialiste il est battu, pour la désignation des présidents de groupe au CG il est battu très très sévèrement….La trahison ne paie plus…. .

  4. hachet.philippe@wanadoo.fr 6 juillet, 2015, 16:48

    Nous comprenons cette décision.Nous autres, habitantes et habitants de la région de Gaillon avons vu comment se comportaient les socialistes et leurs amis lors de la commémoration du 11 novembre dernier et de la manifestation « Je suis Charlie ».

  5. bquestel 3 juillet, 2015, 17:58

    @tancrède, les pseudos, aussi nobles soient ils m’interpellent toujours …
    j’ai pris ma décision il y à plusieurs semaines en fret, si le premier fédéral devait être reconduit, je n’aurai plus rien à faire dans un parti, ou, à l’échelle départementale tout est fait en dépit du bon sens depuis de nombreuses années.
    Effectivement réélu en mars dernier j’ai du alors affronter les remarques de Marc Antoine JAMET qui me reprochait d’avoir masqué mon appartenance au PS. vous me reprochez vous d’avoir été réélu grâce à cette étiquette, comprenne qui pourra…

    Réélu en mars 2014, maire de Bourgtheroulde je fut alors surpris de l’ampleur de la défaite départementale pour la perte de tant de villes et communes. Quelques semaines plus tard, il me faut accordé de représenter la gauche aux sénatoriales, élections perdues, par mon unique faute tant il est vrai que tous les grands électeurs non communistes ont voté pour la liste que je menais. Ah Ah !

    Si Louviers et Evreux n’avaient pas été perdues je n’aurais pas été candidat. Franck MARTIN et Michel CHAMPREDON auraient pu représenter la gauche et, sans doute l’emporter.

    Il me fut permis d’être candidat, parce que les alternatives étaient peu nombreuses.
    Je fus quand même surpris quand des élus PS de villes m’approchèrent quelques semaines plus tard pour me demander comment échapper à l’amende de 100 euros et ne comprenant pas que leur suppléant n’aient pas été informés de leur absence qu’ils me jugèrent avoir signalé dans leur ville…

    Je fus quand même un peu surpris, un peu moins, quand des élus du Roumois m’ont indiqué, après les départementales qu’un élu important de l’époque avait indiqué qu’il pas était utile et indispensable de voter pour moi. à ces mêmes élections.

    C’est vrai que ces élections étaient imperdables mais faute d’accord avec le PC et les verts d’une part, sans le soutien affiché du PRG d’autre part, elles devenaient beaucoup difficilement gagnables.

    Aussi, semaine st un autre jour.
    J’ai quitté le PRG en 2002 après la candidature de Ch TAUBIRA en ce que je considérais qu’elle fragilisais celle de L JOSPIN, pour qui j’ai voté, dès le premier tour. Avais-je tort ?

    Aujourd’hui je reprend donc ma liberté mais je garde mes idées.
    Dabs cet esprit je souhaite vivement que Nicolas Mayer Rossignol emporte les élections régionales.
    De la place qui sera la mienne, je serai sans faille

  6. Tancrède 2 juillet, 2015, 15:15

    Il n’a donc pas fini de faire rire, Bruno Questel ! Il a perdu il y a un an les imperdables sénatoriales après avoir livré quelques coups bas pour avoir l’investiture socialiste. C’est que l’autorisation de se présenter au combat ne suffit pas … il faut encore gagner devant les électeurs.
    Ce que Bruno Questel a réussi un peu plus tard, grâce à une étiquette socialiste qu’il était fier d’arborer à l’époque (c’était il y a 4 mois !). Mais comme le parti lui a refusé le rôle de chef de l’opposition, il a créé son propre groupe avec sa suppléante, se déclarant prêt à travailler avec la majorité de droite, sur quelques sujets. Bref ! La politicaillerie à l’ancienne … façon Collard et révélant un terrible manque d’ambition !
    Il aurait bien rompu avec le PS à ce moment là, sauf qu’il espérait encore pouvoir peser, d’où son soutien à la candidature de Jérôme Pasco … qui a échoué. Bref ! A partir du moment où le parti socialiste ne peut pas lui donner ce qu’il veut, voilà le parti paré des plus vilains défauts … Défauts qu’il a soigneusement évité de souligner lorsqu’il en était membre !
    Voilà qu’il reproche au PS de ne pas s’ouvrir au débat et de ne défendre que des intérêts individuels … Il y a de la réalité dans ce reproche, bien sur, mais venant de Bruno Questel, ce genre de propos est à mourir de rire. Personne n’a jamais vraiment sur ce qu’il pense et d’ailleurs, dans l’interview, il se plaint du manque de débat, mais n’annonce aucun point de vue si ce n’est une critique passe partout.
    Il pense même revenir au prg, parti dont il a été président départemental avant de le mépriser et de le quitter avec fracas … déclarant à l’époque qu’il avait toujours considéré les radicaux comme un courant externe du ps …
    C’était déjà incohérent à l’époque. Aujourd’hui sa situation est ridicule.

  7. Henri Clément 1 juillet, 2015, 11:08

    M.Questel a donc le bon goût (ou l’habileté) de se distancier de son parti proprement, sans polémiques bruyantes. Cependant sa sérénité affichée interpelle quelque peu : peut-on être « de gauche », se dire « engagé » aussi sereinement quand le parti que l’on quitte a mis le pays dans l’état où il est ? Et quand ce parti a plongé la gauche elle-même dans une crise d’identité profonde ?
    Plus généralement peut-on avoir été de gauche dans un parti de cadres (notables) et pas de masse, pour reprendre la vieille typologie de M.Duverger. L’absence de projet ici dénoncé au PS (et ailleurs) n’est-il pas le symtôme de l’absence du peuple dans ces organisations ? Fallait-il adhérer dix ans pour s’en rendre compte ? et se dire en le quittant à la veille d’une défaite électorale annoncée « d’un caractère indépendant » ?
    D’où la question : engagé ? bon, mais vis à vis de qui et dans quoi ?

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