Bruno Le Maire, aides sociales et privatisations

Bruno Le Maire, aides sociales et privatisations

Le Président de la République a souhaité se détourner de la politique de gauche et de droite, tout en rassemblant le meilleur de ces deux partis. Bruno Le Maire semble ne pas avoir compris ce fondement. Lorsqu’il rejoint le nouveau Président il s’était imaginé pouvoir lui « vendre » le vieille politique qu’il caressait au sein de la droite UMP et LR. Pas sûr que cela dure encore très longtemps… La décision de privatiser à outrance n’est pas, également, de la meilleure facture.

D’abord, il y a eu la séquence de la « baisse des prestations sociales ». Bruno Le Maire est un récidiviste, en la matière, (« NDLR J’en ai marre de voir des gens qui ne travaillent pas, vivre mieux que moi ») et Nicolas Sarkozy l’avait, déjà, freiné dans ses élans. Le ministre et ancien député de l’Eure  n’aime pas les pauvres et pense qu’ils sont seuls responsables de leur triste sort. Personne ne prétend qu’il ne faille remettre de l’ordre dans le système, mais de là à considérer que tous les « ayant-droit » sont des tricheurs en puissance, il y a un pas que Bruno Le Maire franchit en toute tranquillité…..Nous verrons si le Président et le Premier ministre accepteront longtemps de laisser faire le ministre de l’Économie ternir l’image de l’exécutif. C’est un choix qu’il faudra assumer, ou non.

Privatiser quoi et pourquoi

L’autre vue de l’esprit concerne les privatisations. Bruno Le Maire veut préserver le régalien, mais rechigne à conserver tout le reste. Un reste composé de nombre d’entreprises et services lesquels remplissent de vraies missions de service public. Pour d’autres, c’est vrai que l’État n’a pas à perpétuer son emprise. La question se pose pour la télévision, par exemple. Conserver deux chaines TV et radio c’est une vraie garantie de qualité et fiabilité. Mais pourquoi davantage en nombre? La Française des Jeux est un casse-tête. l’État n’est pas dans son rôle d’organiser des jeux de hasard et parallèlement cela lui rapporte plus de deux milliards d’euros. Alors?…

ENGIE, un fleuron accaparé par le bizness

L’affaire du moment est ENGIE. Ancien Gaz de France, l’État a conservé environ 30% de son capital. Une position qui lui permet de peser sur la politique de tarification, envers les consommateurs. Sorti du capital, selon les vœux du ministre, l’État ne pourra plus rien. Si l’on considère que l’énergie est une nécessité vitale, s’en défaire intégralement est la porte ouverte à une flambée des prix organisée, notamment concernant le chauffage des utilisateurs. Dès lors, les aides de l’État dont bénéficient les français, encore actuellement, avec le crédit d’impôt, seront entièrement effacées. Ainsi, les chaudière gaz à condensation, beaucoup moins énergivores permettant des économies substantielles ne seront qu’une illusion. En effet, si la facture se réduit par une baisse de la consommation, elle augmentera illico par des tarifs revus à la hausse.

L’exemple des autoroutes

Tous les automobilistes s’en rendent compte. La privatisation de la gestion des autoroutes françaises sont un véritable carnage financier, pour les utilisateurs et l’État. Des augmentations débridées, tous les ans et plus. Si l’Etat avait conservé la gestion, ce sont 4,5 milliards d’euros qui tomberaient dans ses caisses. Cette manne ce sont les actionnaires qui l’encaisse. Voilà l’ânerie imposée par plusieurs politiques depuis 1993: Messieurs Balladur, Jospin, Villepin et la suite….

D’autres privatisations d’entreprises peuvent s’expliquer. Celles où l’État n’a aucun rôle et celles qui coûtent de l’argent au contribuable. Mais, affirmer que les privatisations généralisées sont une issue de secours vers la sortie du marasme économique, n’est qu’une théorie. Par ailleurs, la cohabitation et la concurrence entre privé et public peut s’avérer intéressante selon des économistes européens.

 

Categories: Eure, France

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