Brèves sans comptoir

Brèves sans comptoir

Brèves sans comptoir, locales et nationales. Emmanuel Macron aujourd’hui sur TF1 et sa phrase qui fait mouche…François Bayrou voudrait que le gouvernement propose une dose plus importante de proportionnelle, pour les prochaines législatives…François Bayrou, encore, et la réalité de l’élection d’Emmanuel Macron grâce au MoDem….Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, passe commande de cent TGV. N’est-ce pas la preuve que l’État veut conserver la SNCF dans son giron et non la privatiser?…..Louviers, municipales 2020, l’ancien maire Franck Martin soutient une future liste PRG, tout en étant membre de En Marche…

C’était à 13h dans le journal de TF1. Emmanuel Macron, dont l’intervention sera décortiquée, analysée, jaugée, critiquée, ou applaudie…(voir presse, radios et télés nationales), a eu une réplique bien ciselée et chacun la prendra selon son appréciation. Caméra Diagonale la rapporte ici: question du journaliste, Jean-Pierre Pernaut: …Monsieur le Président, les réformes vont trop vite selon beaucoup de français. Réponse du Président de la République: Elles vont au rythme du monde. L’impression qu’elles donnent, d’aller trop vite, c’est parce que notre pays stagne depuis de nombreuses années….il faut donc aller au bon rythme….

François Bayrou n’est pas très satisfait de la part de proportionnelle de 15%, que le gouvernement a arrêté dans le cadre de la réforme institutionnelle. Si la réduction de 30% du nombre de parlementaires semble lui convenir, le président du MoDem en attendait davantage sur cette part de proportionnelle. Selon lui ce serait un scrutin plus juste, notamment pour les petits partis non représentés à l’Assemblée. Personne n’a jamais réussi à faire comprendre à François Bayrou que les institutions de la 5ème République ne pouvaient fonctionner avec un tel mode de scrutin. La proportionnelle ne dégageait jamais, avant 1958, de majorités stables et les gouvernements tombaient au gré des alliances de fortune. La dose de 15% maintiendra le système majoritaire tout en élargissant la représentativité politique. Ainsi, le NPA, par exemple, pourrait, s’il se présentait aux élections, ainsi que d’autres petits partis, obtenir des députés au prorata de leurs scores. D’ailleurs, François Bayrou a eu la preuve par 9 que le scrutin majoritaire uninominal, est bien plus juste et efficace que la proportionnelle, puisque lors des législatives de 2017 le MoDem a obtenu 40 députés à l’Assemblée. Avec un scrutin à la proportionnelle, élevé ou intégral, le Mouvement de François Bayrou avec, à l’époque, 4% de représentativité nationale, n’aurais jamais eu 40 députés.

Le même François Bayrou, pour étayer la théorie selon laquelle il aurait fait élire Emmanuel Macron en lui apportant les 4% d’électeurs du MoDem, commence à bassiner au sein de la République En Marche. D’aucuns apportent la précision suivante: « si Bayrou ne s’était pas rallié à Macron, le résultat eut été le même ». Et la raison avancée serait que les 4% d’électeurs de Bayrou ne se seraient pas tous reportés sur Emmanuel Macron, mais seulement 2% environ. Ce qui veut dire que sur les 24% obtenus au 1er tour, le candidat Macron n’aurait bénéficier que 2% de voix du MoDem, soit un peu plus de 22%. Ce score le plaçait de toute façon devant Marine Le Pen. Il est vrai que nombre d’électeurs du MoDem ont pu voter, au premier tour, pour Benoît Hamon (pour les plus à gauche) et pour François Fillon (pour les plus à droite). Effectivement, prétendre que l’ensemble des voix d’électeurs du MoDem sont allées vers Emmanuel Macron est statistiquement impossible.

En plein conflit de la SNCF, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a passé commande d’une centaine de TGV. Habituellement, ce n’est pas Bercy qui tient le rôle de « service des commandes » de la SNCF, mais plutôt celui des Transports. Le rôle que s’est imparti Bruno Le Maire, qui en a surpris plus d’un, a, peut-être, une explication: l’État conservera la tutelle de la SNCF, sinon le ministre aurait laissé les futurs patrons privés, supposés, réaliser cette dépense. C’est vrai que le gouvernement ne cesse de répéter qu’il n’y aura pas de privatisation, mais les syndicats s’accommodent de leur « fake news » dûment orchestré. La mayonnaise semble ne plus prendre. Par ailleurs, les anti syndicalistes viscéraux entament un slogan, tout autant lancinant « Macron a gagné la bataille du rail« . Référence à un film de René Clément sur la résistance, armes à la mains, des cheminots français pendant l’occupation nazie. La comparaison est déplacée. En état de cause, il convient d’attendre.

Louviers, la ville de tous les possibles, va connaitre dans le courant de l’année les premiers remous de la pré-campagne des élections municipales. Les candidats, têtes de liste, seront vraisemblablement plus nombreux qu’ailleurs dans le département. S’ajoutera au concert, l’imbroglio des alliances de bric et broc. Des adversaires d’hier deviendront des alliés de demain. La République En Marche locale entend, naturellement, prendre la ligne de départ. La droite lovérienne ne sait plus à quel saint se vouer. Le centre UDI se demande quels seront ses soutiens pour repartir. Le centre MoDem se gratte la tête pour déterminer sa stratégie d’alliance: LREM ou LR-UDI. La gauche socialiste est quasiment inexistante. La gauche radicale se trouve dans l’embarras car il lui faut des alliances, mais pas avec LREM. Problème: l’ancien maire, Franck Martin, qui soutient la création d’une liste avec le PRG, est aussi adhérent de La République En Marche….A suivre…

Les sénateurs « Les Républicains », Bruno Retailleau et Gérard Larcher et d’autres au sein du parti, rechignent fortement sur la baisse du nombre de parlementaires. Mesure qui figurait dans le projet du candidat Macron. Les deux sénateurs, proches du candidat Fillon, oublient que ce dernier proposait également cette baisse, encore plus forte pour les sénateurs puisqu’il était question de ramener leur nombre à 200. Le parti LR, aujourd’hui réduit à la portion congrue, positionné 4ème par les instituts de sondage, après LREM, Les Insoumis et le FN, semble ne plus être le parti de droite, rassembleur, qu’il fut depuis la création du RPR en janvier 1976, par Jacques Chirac.

Categories: Eure, France

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*