Brèves sans comptoir

Brèves sans comptoir

Vernon, conseil municipal ce soir vendredi avec les Orientations Budgétaires pour 2015 et la rénovation de façades, entre autres…Le Président de la Région en tournée pour vendre son bilan et demander la confiance des haut-normands…L’Agglo Seine-Eure vote son budget, de justesse et s’apprête à signer son Contrat d’Agglo 2015-2012…A Vernon, Jean-Luc Miraux tourne les talons à la politique qui l’avait propulsé aux meilleurs postes dans les années 70-80 et 90. L’ancien maire démissionne du conseil municipal et de la présidence de VTE. Photo: Jean-Luc Miraux entouré de membres de VTE

 Le conseil municipal de Vernon, de ce soir vendredi, aura à délibérer sur 36 dossiers. Le gros morceaux  concernera les Orientation Budgétaires pour l’année 2015. Elles devraient s’articuler sur sur les promesses de campagne de l’équipe en place. Des investissements ajustés au cordeau et du fonctionnement maitrisé au plus près. Une délibération sera très observée. Elle concerne le plan de ravalement des façades du centre-ville, avec l’attribution de subventions aux propriétaires. Un dossiers qui pourrait faire grincer des dents. Sébastien Lecornu avait, à l’automne dernier, indiqué une piste sur le sujet: la ville pourrait consentir une aide financière de 20% du coût total des travaux dans la limite de 10 000 € net, soit 2 000 € maximum.

Le Président de la Région Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol, a commencé une sorte de « tournée des popotes », pour « présenter l’action régionale et écouter les attentes des haut-normands. Dans un contexte de profonde réforme de notre organisation territoriale, les Régions verront leur rôle et leurs réelles compétences confortées et renforcés« . Ainsi, le Président de la Région sera lundi prochain 16 février, à Pont-Audemer, pour une réunion publique. Il s’agit aussi pour lui de faire le bilan de l’action menée par la majorité de gauche, avec, il faut le dire, des réussites saluées par l’ensemble des partenaires de tous bords. Cependant, tout le monde a en tête l’échéance de décembre 2015. A droite, le concurrent haut-normand de Nicolas Mayer-Rossignol sera Hervé Morin, soutenu pas l’UMP…Il y aura d’autres concurrents sur la ligne de départ, dans d’autres départements normands…

La Communauté d’Agglomération Seine-Eure a voté son budget 2015, le 29 janvier dernier. Débat houleux entre élus communautaires, de gauche et le président Bernard Leroy. Un budget de 116 millions d’euros, dont 64 millions de fonctionnement et 27 millions d’investissements. Les 25 millions de différence sont affectés au budget annexe (divers services et aides à la personne) C’est précisément ce qui a provoqué l’ire de la gauche qui reproche au président de vouloir donner beaucoup aux communes au détriment de l’investissement. Au final, nombre d’élus de gauche s’abstient et le budget est adopté par 43 voix sur 80.

Toujours à la Communauté d »Agglo Seine-Eure, les élus communautaires avaient à se prononcer sur le contrat d’Agglo, perspective budgétaire pour les 6 années à venir, 2015-2021. Les conseillers communautaires de gauche interpellent Bernard Leroy sur plusieurs projets inscrits, notamment la construction d’un nouvelle patinoire, d’un montant prévisible de 9 millions d’euros. Or, cet investissement n’était pas du tout dans les cartons de la nouvelle majorité communautaire. Une nouvelle patinoire avait été promise par François-Xavier Priollaud lors de sa campagne des élections municipales de Louviers. Les élus trouvent étrange de voir le projet basculer de la ville de Louviers à l’Agglo. Le président Leroy rassure tout le monde en indiquant qu’il s’agit d’un vote de prévisions et qu’en tout état de cause les dossiers seront revus un par un ensuite. Ainsi, le 20 mars sera signé ce nouveau contrat de territoire entre la Région, le Département et l’Agglo, pour un montant de 112 millions d’euros, répartis ainsi: 16,5 millions pour la Région, 10,2 millions pour le département et 85,3 millions pour l’Agglo. Les élus votent ces indications à l’unanimité.

Jean-Luc Miraux, ancien maire de Vernon, battu pour la 2ème fois aux élections municipales de mars, vient de démissionner de son mandat de conseiller municipal d’opposition, ainsi que de la présidence de son association « Vernon Tous Ensemble ». Il met fin, ainsi, à une situation qui lui était pénible à plus d’un titre. Monsieur Miraux n’assistait pas aux réunions du conseil municipal, pas plus  qu’aux diverses commissions. Une attitude qui lui était sans cesse reproché. D’aucuns, dans son entourage, constataient qu’il avait très mal supporté sa défaite. Moralement atteint, il s’éloignait de plus en plus de la vie politique….Jean-Luc Miraux a, tout de même, vécu une vie politique très intense. Il fut conseiller municipal, puis adjoint et maire de Pacy-sur-Eure. Il avait été le jeune gaulliste apprécié de René Tomasini, son parrain politique. Très impliqué dans le mouvement RPR de Jacques Chirac, Jean-Luc Miraux gravit rapidement les échelons qui devait le mener à l’élection de conseiller général RPR du canton de Pacy-sur-Eure, suite à la mort accidentelle de Jérôme Bossuyt. Il devint ensuite 1er vice-président du conseil général chargé des Finances. Parallèlement, il prit la présidence du RPR dans le département. A la mort de René Tomasini, en mai 1983, alors sénateur de l’Eure, son suppléant Alain Pluchet le remplaça au Palais du Luxembourg et choisit Jean-Luc Miraux comme suppléant. En 1998, lorsque le sénateur Pluchet décide de se retirer, Jean-Luc Miraux, son suppléant est élu. Il restera sénateur durant un mandat de 9 ans, plus un année supplémentaire. 2001, année des municipales. Il fut un proche de Charles Pasqua qui lui épingla l’Ordre National du Mérite…En 2001 Jean-Luc Miraux décide de se présenter à Vernon et succède au maire RPR, Jean-Claude Asphe. En 2008, il se représente mais la gauche gagne l’élection de 20 voix. Septembre de la même année, le conseiller municipal Miraux est de nouveau candidat au sénat. Ce sera un niet de Bruno Le Maire, le nouveau patron de l’UMP. Jean-Luc Miraux est débarqué de la candidature pour laisser le champ libre au maire de Bernay, Hervé Maurey. Jean-Luc Miraux exige une compensation et Bruno Le Maire l’aide à sa nomination comme Inspecteur Général de l’Éducation Nationale. Il reste conseiller municipal d’opposition dans la perspective de la reconquête de la mairie de Vernon. C’est sans compter avec la volonté de Bruno Le Maire d’opérer à un grand renouvellement d’élus « depuis trop longtemps en place« . L’ancien ministre propulse son jeune poulain, Sébastien Lecornu. C’est la guerre. Le 30 mars 2014, Jean-Luc Miraux est de nouveau battu à la mairie…..La politique est impitoyable. Ami d’hier, ennemi d’aujourd’hui. Une page est tournée.

Categories: Eure

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