Anniversaire

Anniversaire

Éditorial.

Il y a un an, les français, majoritairement, choisissaient un Président de la République hors norme. Qu’on le veuille ou non. Un an déjà, un an seulement. Une éternité pour ceux qui avaient fait un autre choix. Ceux-là convoquent la rue, régulièrement, à défaut d’avoir convaincu par les urnes, seul mode d’expression légitime. Ils refusent la politique annoncée, promise et entérinée par les 20 millions de citoyens. Au-delà de la posture, s’installe une sorte d’ambiance mortifère qui défie la démocratie au sens large. Après un an seulement, d’aucuns voudraient une transformation de la France que tous les monarques républicains n’ont réussi à réaliser en 40 ans. D’autres, plus ambitieux pour eux-mêmes, rechignent au changement et revendiquent le droit au statu quo permanent. Ils devront attendent 4 ans. Le moment venu ils pourront, encore, proposer aux français une autre politique. D’abord avec un retour en arrière sur tout ce qui aura été mis en place: taxe d’habitation réinstaurée, suppression de l’augmentation de 1,7% de la CSG, réintégration des charges salariales sur la fiche de paie, réintroduction du statut de la SNCF pour tous les agents, arrêt de la concurrence à la SNCF, dissolution des compagnies de cars, retour aux 577 circonscriptions électorales…  et ce qui reste à venir jusqu’en 2022. Pour autant, dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ne serait pas sérieux. Sans doute, le Président en place n’a pas encore pris la mesure des injustices subies par une frange importante de la population. Pour l’heure, les procès intentés contre lui après un an de présidence, sont inadéquats. Leurs auteurs s’imaginent en héros d’une résistance contre un supposé ennemi de la République. C’est simpliste. Reste à savoir quelle nouvelle majorité, en 2022, remplacera l’actuelle. Patience, le temps fera son œuvre. Ils seront nombreux à se bousculer au portillon. Ceux qui ont failli hier voudront démontrer que cette fois sera la bonne. Il ne leur restera plus qu’ à trouver les milliards. sans efforts particuliers, en claquant des doigts. Attendons!

 

Categories: France

Comments

  1. HACHET 21 mai, 2018, 17:34

    « Parfum de dictature »? Très bonne constatation.
    Quand un President de la république change son général d’armée, nomme le responsable de son parti, fait procéder par ordonnance, la notion de « parfum de dictature » semble dépassée.

    On entend de plus en plus les habitantes et habitants dire ( au sujet des compteurs Linky, des regroupements de communes, par exemple) que nous sommes en dictature.

    Le paysage politique ne fait pas défaut : on se demande quels partis politiques sont , aujourd’hui, démocratiques; à côté de LREM, on trouve le FN et la FI qui se disputent le leadership du totalitarisme. L’idée de dictature du prolétariat existe toujours.
    Peut être que la démocratie reviendra grâce au renouveau d’un parti ecologique qui se transforme?

    Attendons, meditons, mais soyons extrêmement vigilant.
    P.H

  2. Delaporte 7 mai, 2018, 17:47

    Bien dit… mais on ressent quand meme un parfum de dictature avec les refus de negociations … il ne detient pas toute la verite …

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