Contournement Est de Rouen, combattu

Contournement Est de  Rouen, combattu

Rassemblement unitaire d’élus, de toutes tendances, opposés au projet de contournement à l’est de Rouen. L’enquête publique, commencée le 12 mai s’achèvera le 11 juillet prochain. Mercredi, les élus avaient invité leurs concitoyens à un rassemblement au parc de la mairie d’Alizay pour protester, une nouvelle fois, contre ce projet. Une quinzaine d’élus de communes limitrophes ont, chacun, expliqué les méfaits que ce projet provoquerait s’il était construit tel que le veulent les hauts fonctionnaires de l’État. Voir reportage vidéo ci-dessous.

Trois raisons essentielles à ce refus des élus dont les communes seront impactées par le tracé du projet: 1)  dangereux pour la santé des riverains, 1)  très coûteux pour les Finances publiques, 3) non créateur d’emplois.

Cependant, dans cette unanimité des avis diffèrent sur la forme du projet. Ce qui est contesté en premier lieu, est le principe d’un tracé autoroutier. Les élus des diverses communes ne contestent pas la nécessité d’un contournement de la ville de Rouen, par l’Est, tant le danger est réel lors de traversées de petites communes par des poids lourds voulant éviter Rouen pour gagner un peu de temps. S’ajoute la pollution provoquée par le flux permanent de la circulation. La proposition d’élus est la construction de 2×1 voie sans péages. Les écologistes de EELV et le NPA proposent le contournement par l’Ouest de Rouen avec un raccordement de la rocade nord au pont Flaubert.

Projet de contournement Est de Rouen, prévu

Il s’agit d’une liaison autoroutière reliant l’Autoroute 28 et l’Autoroute 13 (A28-A13), avec le principe classique d’une 2×2 voies à péage. Un tracé de 41,5 km avec pas moins de 14 ouvrages d’art: Viaducs du Robec, de l’Aubette, des ChSection Sudartreux, de la Seine à Oissel, de Saint-Etienne-du-Rouvray et du raccordement avec l’A13, au sud; puis six échangeurs avec la RD 31, la RD 6014, la RD 95, la RD 321 et la RD 6015. Au total, ce sont 27 communes impactées, en Seine-Maritime et dans l’Eure.

Le but, détourner le trafic, du centre de l’agglomération rouennaise, venant du nord de la France et décongestionner l’ensemble des voies pénétrantes de Rouen et son agglomération. Le projet prévoit également une meilleure liaison entre la Seine-Maritime et l’Eure.

L’enquête d’utilité publique

Elle a commencé le 12 mai et s’achèvera lundi prochain, 11 juillet. Pour les opposants au projet, tout le monde paiera trois fois, 1) le financement de l’ouvrage, 2) le coût du fonctionnement (péages) 3) par la dévaluation des biens immobiliers. Selon Thierry Foucault, présent à Alizay, sénateur de Seine-Maritime, le coût actuel estimé à 1 milliard d’euros, doublera en 2020 (2 milliards).

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