« Ali Juppé » au secours de Fillon

« Ali Juppé » au secours de Fillon

Il avait été injurié par le clan Filloniste et sifflé à la tribune. Il s’était éloigné de celui qui l’avait très largement battu à la primaire, « pour raison de morale » après « l’affaire« . Il revient durant une heure pour « rendre service ». Ainsi, hier, à quatre jours du premier tour, Alain Juppé est allé serrer la main de François Fillon. Ce qui importe c’est la photo, croit le candidat de la droite. Les juppéistes qui s’étaient éloignés de la « Maison Mère » pourraient revenir avec leur potentiel de voix dans la besace, pour aider le candidat mal en point.

Pour en arriver là, c’est que les comptes ne sont pas bons. Emmanuel Macron est en tête des sondages, avec Marine Le Pen, depuis le début mars et François Fillon n’arrive pas à le dépasser. C’est fâcheux à quelques jours du scrutin, à quelques heures pourrait-on dire. Alors tout est bon. Fini les sarcasmes contre le maire de Bordeaux, les sifflets dans les meetings et injures telles « Ali Juppé », sur les réseaux sociaux. Les plus radicaux du parti baissent d’un ton et font profil bas. Aujourd’hui, ils souhaitent ardemment les voix des amis de cet « Ali Juppé », « le vieux« , « le centriste avec un faux-nez« , « le pote de ce traitre de Bayrou ». Les voix des modérés « Les Républicains » ne sentent plus mauvais. Mais voilà, « Ali Juppé » ne concède que le minimum. Pas de discours à la tribune, le sourire à minima et « on ne s’éternise pas« . C’est fait, mais qu’est-ce que cette poignée de main va changer à l’affaire?

Le gros des troupes qui s’était retiré début mars n’est pas revenu. Le millier de « jeunes pour Juppé » est resté chez Macron et une majorité d’électeurs centristes font de même. Le service minimum concédé par le maire de Bordeaux a aussi une autre signification. Il s’agit de ne pas gêner les investitures des proches de Juppé aux législatives. Il fallait donc composer, même avec une certaine aigreur d’estomac.

Aujourd’hui jeudi, c’est Nicolas Sarkozy qui s’y est collé. Les deux hommes se sont vus ce matin au cours d’un petit déjeuner et l’ancien Président avait préparé un petit topo pour dire tout le bien qu’il pense de son ancien Premier ministre-« collaborateur ». Ce n’était pas du meilleur Sarkozy, dans le ton, celui des grandes heures de conquêtes, de la chaleur et clameurs des grands meetings, de la verve et du verbe. C’était, à n’en point douter, du service extra-minimum, obligatoire et non jubilatoire.

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Comments

  1. Zébulon 21 avril, 2017, 07:43

    Ah oui vous pouvez le dire c’est du service minimum de dernière heure pour sauver les meubles ! De plus je pense que François Fillon, ancien premier ministre, à la suite de l’attentat des Champs Elysées, faisant allusion à d’autres événements qui se déroulaient dans la capitale, a lancé une rumeur, une fausse info démenti par le ministère de l’intérieur. Alors info, intox, récupération par lui et d’autres candidats cela ne vole pas très haut pour des candidats à l’élection présidentielle. Les français, comme aux assises, vont donner leur verdict populaire. Décidément cette campagne n’a pas fini de nous étonner mais pas comme les citoyens aimeraient l’être !

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